Une restauration rendue possible grâce à l'insertion

 Les travaux ont débuté en 1995. Un comité de pilotage pluridisciplinaire suit les travaux. La phase 10 est en cours de réalisation. Une étude de faisabilité pour la valorisation touristique et l'accessibilité aux différents publics a été réalisée et sera suivie de travaux.

Objectifs :
le chantier d'insertion permet la mise ou la remise au travail de personnes en situation d'exclusion : une équipe de 10 personnes travaille toute l'année sur le site
la consolidation des ruines
la sauvegarde de notre patrimoine, notre histoire...

Le Castel ouvre ses portes aux élus le 21 septembre

Ce samedi 21 septembre, à l’occasion des journées du patrimoine, les élus de la CCLL étaient conviés à une visite du chantier d’insertion pour la restauration des ruines du Castel-Saint-Denis réalisée par Rémy SITZ, Directeur d’API 25 et conducteur de travaux du site, Jean-Claude GRENIER, président de la CCLL et Michèle BEAUVAIS, vice-présidente à l’action sociale de la CCLL en charge du dossier.
 
L’occasion pour les connaisseurs de voir la tour Saint-Denis réhabilitée et - presque - flambant neuve et pour les nouveaux venus de poser leurs questions sur les tenants et les aboutissants d’un chantier débuté il y a 25 ans. Retour sur quelques extraits de visite.

La sommellerie
 
La sommellerie a été construite à même l’ancien fossé du château par les Granvelle au XVIème siècle. Bel espace vouté, il avait autant pour fonction de conserver les vins (dont ceux de Valbois) que de soutenir la cour ouverte qui desservait le logis et la chapelle. Afin de limiter l’infiltration de l’eau dans cet espace, Richard Maire, l’architecte des Granvelle, avait inventé un système d’évacuation et de récupération des eaux composé de trois étages de blocs. L’imbrication de ces trois étages permettait soit de rediriger l’eau vers l’extérieur du château, soit de la récupérer dans une citerne aménagée attenante à la sommellerie.
L’enjeu aujourd’hui est désormais de limiter les infiltrations d’eau dans cet espace et de consolider l’ouvrage car laisser la sommellerie telle quelle risque de menacer la stabilité et la durabilité des ouvrages attenants. Les travaux, prévus à compter de 2021, seront suivis par un architecte du patrimoine dont le recrutement est en cours. Une de ses missions sera également de proposer une manière de valoriser le système hydraulique dont le plus proche équivalent se trouve en Touraine.


La Tour Montsoufflot

Autrefois, elles étaient deux : jumelle de la tour Saint Denis, construite au XIIème siècle lors d’un partage du château, la tour Montsoufflot ne nous est pas parvenue entière mais porte toujours aussi bien son nom. Située à la pointe de l’éperon rocheux, dominant la vallée de la Loue, l’ancienne tour offre un panorama à plus de 180° sur les villages de Scey, Cléron et sur le ravin de Valbois. Une vue dont les visiteurs pourront profiter encore davantage quand les fondations de la tour seront remontées pour faire une plateforme. Cela permettra à tout un chacun de profiter du paysage en toute sécurité. Une perspective « ébouriffante » qui prendra forme dès ce second semestre 2019.

Au milieu de cette atmosphère aérienne, la présence incongrue des seules latrines intactes du château prête à sourire, mais peut s’expliquer par la présence d’une autre citerne, construite dans les fondations de la tour, qui permettait d’alimenter la salle d’eau.

Echafaudage nomade

Après être descendus par le Treulle, une extension du château appuyée sur la falaise qui agrandissait l’espace disponible de quatre étages de pièces militaires et logements, les visiteurs ont poursuivi sous le mur le plus massif du château.
 
On retrouve là une partie de l’échafaudage qui, sitôt démonté de la tour Saint Denis, a été installé sous la tour Montsoufflot pour la nouvelle phase de travaux. Ici, la hauteur est moins importante, mais la tâche reste ardue : pour ceinturer la tour, il va falloir installer et travailler sur des échafaudages suspendus. La technique est maîtrisée par API 25, qui l’a déjà utilisée lors des phases précédentes. Pourtant, aucun des visiteurs ne s’est proposé pour venir tester le premier la stabilité des plateformes. A noter que tous les ouvriers en insertion suivent obligatoirement une formation au montage d’échafaudage qui assure d’une part leur sécurité, et d’autre part un bagage de connaissances et expériences qu’ils pourront valoriser lors de leurs futures embauches.



​​​​​​​Le groupe a achevé la visite en faisant le tour de la falaise. Dans le cadre de l’ouverture au public, il est prévu que les visiteurs venant de la vallée puissent au choix suivre le même chemin ou entrer directement dans le château en passant par la porte des ânes.
 
La visite s’est terminée par un apéritif convivial dans la basse-cour, avec en arrière plan la tour Saint Denis qui se découvre au fur et à mesure du démontage de l’échafaudage. Une aubaine pour les photographes qui pourront bientôt venir prendre des photos de la tour restaurée sur fond de couleurs automnales.


Prendre de la hauteur pour soutenir l'insertion

Après presque deux ans sous les échafaudages, la tour du Castel Saint-Denis, élément emblématique de l’ancien château des seigneurs de Scey, va bientôt réapparaître dans le paysage de la vallée de la Loue.
Installée en 2018 pour la 12ème phase de restauration qui s’achève, la structure métallique qui culmine jusqu’à 45 mètres du sol (cf. article du bulletin intercommunal n°3) sera progressivement désinstallée par le chantier d’insertion d’API 25.
 
Les différentes équipes en réinsertion professionnelle ont ainsi consolidé la tour afin d’éviter qu’elle ne s’effondre, ont remonté des pierres, la toiture en lauzes et rejointoyé l’ensemble.
Un chantier titanesque de plus de 20.000 heures en faisant tout pour préserver la biodiversité puisque la tour inoccupée par l’homme abrite de nombreuses chauves-souris qu’il convenait de déranger le moins possible.
 
La présence du chantier permettait d’avoir une vue unique sur le site du Castel et ses alentours. Les élus du bureau de la CCLL ont invité le Préfet à profiter des derniers jours de l’échafaudage. Une très belle occasion d'évoquer la suite du chantier de restauration du château et les réflexions autour de l’ouverture du site au public.
La présence de l’équipe de restaurateurs de ce patrimoine remarquable a permis un temps de discussion. L’ensemble des intervenants ont été félicités pour la qualité du travail accompli.


Un chantier partagé

Le samedi 7 avril 2018, l'association jurassienne d'insertion Adapemont est venue visiter le chantier du Castel. Le Président M. Jean-Claude Grenier et le chef du chantier (API 25) ont présenté le travail réalisé au fil des ans. Pour l'association voisine, cette visite coïncide avec un chantier mené actuellement sur le château d'Olifrene, sur la commune de Vescles et qui présente des similitudes.